HISTOIRE
LES FAMILLES DU DAUPHINÉ
1631 (10 juillet) - Antoinette de l’ESTORE (femme séparée de biens de Benjamin du CHAMP, écuyer) vend, en poursuite de ses droits sur René de VIRÉ et Demoiselle Esther SEILLONS, les châtellenies de VIRÉ et Brûlon à Guichard d’EAGEANT, secrétaire du roi, chevalier-baron.
1634 - Guichard d’EAGEANT, «chevalier, conseiller du roy en ses conseils d’état et privés, premier président en la Chambre des comptes du Dauphiné, secrétaire du Roy maison et couronne de France, seigneur des châtellenies, terres, fiefs et seigneuries de VIRÉ et Brûlon». Lettres-patentes portant création des foires et marchés aux dits VIRÉ (2 par ans) et Brûlon (3 par ans) en faveur de Guichard d’EAGEANT, par lesquelles il est reconnu que la baronnie de Brûlon se compose des châtellenies desdits Brûlon et VIRÉ.
La sergenterie fayée relevait du comte du Maine. La juridiction de la châtellenie de VIRÉ comprenait un bailli, un lieutenant, un procureur-fiscal et un greffier
1639 - Guichard d’EAGEANT, comme tous les seigneurs de la région, est taxé au rôle de l’arrière-ban «à fournir un mousquetaire et un picquier».
1644 - Acte par le seigneur Messire d’EAGEANT relatif à la chapelle St Etienne du château de VIRÉ, “dont le patronnage et la présentation lui appartient de tous temps”.
1646 - François d’EAGEANT est chevalier-baron de VIRÉ et Brûlon.
1650 (7 novembre) - François d’EAGEANT achète les lieux et métairies du Faux, de la Guiltonnière, des Bornelières, des Scelandes, des Echelettes avec son fief ainsi que celui du Coudray, assis et situés paroisse de Cossé-en-Champagne, aux héritiers de dame Marie de LA CHAPELLE, femme de Messire L. de VALLORY : Messire Claude de Beaumanoir, Vicomte de Lavardin, baron de Varennes, Messire L. d’OMMAIGNÉ, seigneur de la Roche, René de BOUILLÉ, écuyer, Messire René de BREZ BRIAND, baron de Brez et Charles Briand, écuyer.
1657 (27 octobre) - Décès de François d’EAGEANT.
1657 - Christine de SALVAING « d’or à une aigle déployée de sable, becquée, membrée et diademée de gueules, à la bordure d’azur semée de fleurs de lys d’or» et Catherine d’EAGEANT, lesdites dames héritières de Messire François d’EAGEANT, rendent aveu à messire Abel de SERVIEN, marquis de Sablé et de Bois-Dauphin... pour raison desdites châtellenies de Brûlon et Viré, fiefs et domaines dépendants.
1657/1659 - Charles-Louis-Alphonse de SASSENAGE, seigneur de Montelier, marquis de VIRÉ, deuxième baron-né et lieutenant général du Dauphiné « burellé d’argent et d’azur, au lion de gueules couronné (ou componé) d’or, brochant», époux de Christine de SALVAING et Étienne ROUX, chevalier, seigneur de Morges et Saint-Jean-d’Errans, conseiller du Roi et en la Cour du Parlement du Dauphiné (décédé en 1672), «d’azur au chevron d’argent, accompagné de trois étoiles d’or», époux de Catherine d’ EAGEANT, sont seigneurs indivis des châtellenies de VIRÉ et Brûlon, comme héritiers de François d’EAGEANT.
Les SASSENAGE sont les descendants de l’une des plus illustres familles de Dauphiné et plus particulièrement d’ARTAUD III, comte de Forez et de Lyon vers 1080 «burellé d’argent et d’azur».
1659 (19 novembre) - Déclaration d’une maison dite «la Meslerie» dans le bourg de VIRÉ, rendue à Charles de SASSENAGE par Jacques Espinard, chirurgien.
1660 (29 mai et 3 juin) - Charles-Louis-Alphonse DE SASSENAGE, seigneur de VIRÉ et Brûlon , rend aveu à P. de SÉGUIER (tuteur de François-Louis de SERVIEN, marquis de Sablé).
1671/1680 - Charles-Louis-Alphonse de SASSENAGE, mari de la défunte Christine de Salvaing, tuteur de leurs enfants et Catherine d’EAGEANT, veuve d’Etienne ROUX décédé en 1672, sont seigneurs indivis de VIRÉ et Brûlon.
1690 - Joseph-Louis-Alphonse de SASSENAGE, chevalier, conjointement avec Adrien ROUX d’EAGEANT, chevalier, seigneur de Morges, de St-Jean-d’Herans et de La Tour, sont seigneurs de VIRÉ et Brûlon.
1696/1706 - Gabriel de SASSENAGE, baron de VIRÉ et François ROUX d’EAGEANT seigneur de Morges, sont seigneurs de VIRÉ et Brûlon.
1706 - Dame Marguerite de VIRIEU de Ponterray est veuve de François ROUX d’EAGEANT
1710 - Catherine-Ferdinande d’HOSTUN (d’AUTUN) de TALLARD, veuve de Gabriel-Alphonse, marquis de SASSENAGE, est dame de VIRÉ, Brûlon ...
1718 (27 juin) - Demoiselle Marie-Françoise-Camille, marquise de SASSENAGE, rend aveu à J-B. COLBERT, seigneur de Sablé.
1719 - Marie-Françoise-Camille, marquise de SASSENAGE, épouse Charles-François, comte de BRION, brigadier des armées du Roi, lieutenant-général des armées du Roi en Dauphiné, qui devient marquis de SASSENAGE et baron de VIRÉ. (Il décèdera en 1769).
Charles-François-Louis-Alphonse de SASSENAGE et Claude-Etienne ROUX d’EAGEANT, seigneur de Morges, sont seigneurs indivis des terres de VIRÉ et Brûlon.
1720 - Charles-François-Louis-Alphonse de SASSENAGE est seul seigneur de VIRÉ.
1726 (13 décembre) - «les armes du comte de BRION sont placés à l’ancien carcan, au-dessus de la halle, sur le mur du cimetière de Brûlon et à l’endroit le plus convenable du bourg de VIRÉ par les bons soins de monsieur Chenon de Beaumont, fermier des terres».
1746 (22 juin) - Adjudication par décret des terres de Brûlon et VIRÉ au profit de madame de la Girardière (née Marguerite RENUSSON).
LE RETOUR A LA NOBLESSE MANCELIENNE
1747 (16 novembre) - dame de la Girardière rend aveu au marquis de Sablé le jour de l’acte de vente par les SASSENAGE à Étienne PÉRIER, écuyer, sieur de la Girardière à Saint-Jean-sur-Mayenne, conseiller-secrétaire du roi.
1748 - Au décès d’Étienne PÉRIER de la Girardière, sa veuve devient dame de la GIRARDIÈRE, Viré et Brûlon . (Une autre dame de la Girardière - belle-sœur ou belle-fille - possédait la maison noble de Planche-en-Tassé.)
1764 - Claude-René VASSE (avocat au Parlement et au Siège Présidial du Mans) et Marie-Catherine LANDOUILLETTE (veuve de Louis MAULNY, conseiller-vétéran au Présidial du Mans) en héritent.
LE DERNIER SEIGNEUR
1768 ( 15 octobre) - Vente du château par Claude-René VASSE et les trois fils de Marie-Catherine LANDOUILLETTE (L. Geoffroy-Julien MAULNY, conseiller au même Siège, Geoffroy Michel MAULNY, curé de la Couture au Mans et Michel MAULNY, licencié en droit) à Gabriel CHENON du BOULLAY, écuyer, seigneur de Martigné-en-Avessé , conseiller-secrétaire du Roi aux finances, grand-maître de forges, avocat au Présidial du Mans, seigneur de VIRÉ et Brûlon. Dans cet acte, on voit que dépendait de ses terres: les Moulins Neufs et le Moulin deVert, un bac et droit de patronage sur la rivière de Vègre au gué du port de Chevillé et, pour faibles parties, des fiefs de la Vollerie et de la Petraudière. Il possédait plusieurs milliers d’hectares sur VIRÉ, Brûlon, Avessé et Saint-Denis-d’Orques.
1789 - Gabriel CHENON du BOULLAY assiste à l’assemblée de la Noblesse du Maine . Il décède le 2 (ou le 9) décembre 1791, sans enfant. Par son testament du 20 septembre 1788, il laisse une rente perpétuelle de 1700 livres répartie entre les neuf paroisses dans lesquelles il possédait des biens afin d’y faire distribution de grains aux indigents et lègue les fonds nécessaires à l’établissement de sœurs de charité pour soigner les malades et faire l’école aux jeunes filles dans cinq d’entre elles.
1791 (11 décembre) - Inhumation de Gabriel CHENON du BOULLAY, ci-devant secrétaire du Roi, ci-devant seigneur d’Avessé, Brûlon et VIRÉ.
Anne DAVI, épouse de Florent CHANTELOUP, hérite du château et des terres de VIRÉ.

LE XIXème SIÉCLE
1815 ( les Cent-Jours) - Les insurgés royalistes de la Sarthe établissent leur quartier général au château de VIRÉ afin d’être au plus près de la division de la Mayenne.
1829 (12 juillet) - En ayant hérité par sa femme demoiselle CHANTELOUP , Jean-François RENOU, de Planche-en-Tassé (maire de Tassé) et son fils Jean-Marie Florent RENOU (maire de Viré) signent un contrat de répartition-partage d’habitation avec un fermier.
Jean-Marie Florent RENOU (=1873) épouse Victoire Louise VÉRITÉ, veuve d’Auguste ESNAULT, dont elle avait eu trois filles: Victoire Louise, Marie Cécile et Flavie.
1835 (20 décembre) - Concession par ordonnance royale des mines d’anthracite à MM Achille et Auguste OZOU, Hardouin de la GIROUARDIÈRE et LEBRETON de VANNOISE.
1862 - Reconsécration de la Chapelle (29 juillet) par Jean Marie Florent RENOU, qui a été maire de Viré pendant 43 ans. La cloche “Mr ET Mme RENOU AU CHATEAU DE VIRÉ“ est fondue dans les ateliers “BOLLÉE ET FILS FONDEURS AU MAN“ et posée au faîte du château.
1873-1880 - Période de grande restauration sous l’égide d’Alexandre Pierre HAMME (1808-1885) marié à Victoire Louise ESNAULT (1816-1900) et d’Ernest LAUNAY (=1902), marié à Marie Cécile ESNAULT (=1898). Les projets sont signés de l’architecte diocésain Marie Louis VÉRITÉ, assisté pour la réalisation par Georges DARCY, architecte officiel des Beaux-Arts.
1876 - Relevé et plan des transformations par Georges DARCY.
1877 - «Projet de parc pour la terre de Viré» par Ed. ANDRÉ, architecte paysagiste.
1881 (28 juin) - Décès d’André Auguste Pierre HAMME à l’âge de 18 ans. Son père fait construire
une chapelle dans le cimetière de Viré-en-Champagne et la fait décorer par les ateliers Küchelbecker et Jacquier du Mans de trois vitraux : Sainte Marie, Saint André et Saint Auguste, .
1883 - Grand projet architectural signé par l’architecte Vérité (cf. p 23).
1885 (22 mai) - Décès d’Alexandre Pierre HAMME. Son dernier fils, Auguste Alexandre épouse Marguerite Caroline COUSIN et décède sans héritier direct le 8 mai 1908.

 

 

 

 

 

 
LE XXème SIÉCLE

1902 (24 mars) - Décès d’Ernest LAUNAY. Son fils Camille Marie LAUNAY (=1920) devient propriétaire sans partage du château. Il épouse Marthe Angélique Julie BENOIST dont il a trois fils: Camille, René et Michel. Par succession, donation et compensations, Michel LAUNAY (1882-1946) reste seul propriétaire. Il épouse Mireille GIRAU mais n’aura pas d’héritier.
1933 - Jean LAUNAY, fils de Camille LAUNAY et de Marie de MASCAREL, rachète la
propriété à son oncle Michel. Il épouse Bernadette BENOIT de NYVENHEIM (1915-1974).
1934 - L’électricité arrive au château.
1971 -Steve Mac Queen réside au château pendant le tournage du film "Le Mans".
1983 - Décès du colonel Jean LAUNAY (1911-1983). Ses descendants garderont le château jusqu’en 1990.
1996
- Sylvie et Gilles GUICHEMER-GERBE acqièrent le château
1998 - Restauration du versant ouest de la toiture, du clocher et de l'épi.
2000 - Restauration du versant sud de la toiture et de la lucarne.
2001 - Création du jardin à la française et des allées du vieux parc.
2003 - Restauration du porche.
2004 - Elargissement de l'allée d'accès et plantation de 50 chênes d'Amérique.
Création du haras dans les bâtiments de la ferme du XVIIIè siècle et d'une grande carrière d'équitation sur l'emplacement de l'ancien "pré carré"
2005 - Restaurationde la corniche du premier porche et d'une partie des toitures des communs en vue de la création d'un musée.
2006/7 - Restauration d'une partie des corniches et des enduits de la chapelle côté sud. Reconstruction du plafond du futur musée.